le Festival du Parlement des Invisibles

Le CFS, 12Rom et le collectif du Parlement des Invisibles vous invitent à un événement inédit : le Festival du Parlement des Invisibles. Issu de la formation à la conférence gesticulée, ce rendez-vous est le fruit d’un travail collectif lancé en janvier 2026.
Pendant plusieurs mois, des participant·es ont mêlé vécus personnels et analyses critiques pour faire émerger des récits puissants, ancrés dans le réel. Sur scène, 17 conférences gesticulées viendront bousculer les regards, questionner les évidences et donner corps à des paroles trop souvent invisibilisées.
Ici, on ne vient pas seulement écouter : on vient ressentir, réfléchir, débattre. Un moment vivant, engagé, pour interroger les inégalités et ouvrir des possibles.
Rejoignez-nous pour faire entendre ce qui ne l’est pas assez, et imaginer ensemble d’autres façons de faire société.

Programmation

1ère conférence : 14h
2ème conférence : 15h30
3ème conférence : 17h

Samedi 13 juin
Mohamed Moussaoui
Sabine Muller
Aimée Biebuyck

Dimanche 14 juin
Rudy Cassart
Mylène Leroy
Eleanor Miller

Samedi 20 juin
Cristina Epure
Serge Struman
Frédéric Colignon

Dimanche 21 juin
Jeaninne Hordies
Pascale Fransolet
Jean Louis Lenglais

Samedi 27 juin
Concetta Amella
Christophe Bletard
Francine Bohy

Dimanche 28 juin
SAm Horbo
Christiane Schoonyans
Anecdotes gesticulées : Violette Forge – Joëlle Slacmeulder

Rudy Cassart

 État providence ou État social actif : qu’est-ce qui a vraiment changé ?

Chronique d’un acteur de l’insertion face aux nouvelles formes d’exclusion

 Après plus de 40 ans passés au cœur de l’insertion socioprofessionnelle, Rudy Cassart prend du recul. Une question le traverse, insistante, presque inconfortable : et si, sans le vouloir, il avait participé à un système qui produit lui-même l’exclusion qu’il prétend combattre ?

Quand accompagner peut aussi contribuer à normaliser l’exclusion. Il interroge les pratiques, les cadres et les logiques institutionnelles qui façonnent l’accompagnement. Une invitation à repenser nos manières d’agir pour ne pas renforcer ce que l’on cherche à transformer.

Mylène Leroy

 En finir avec l’invisible et se réapproprier sa liberté

 Pourquoi a-t-on l’impression de ne jamais être « assez », jamais « bien » ?

À travers son parcours, Mylène Leroy met en lumière les mécanismes insidieux et souvent invisibles de l’emprise psychologique et des violences émotionnelles.

Elle montre comment ces violences s’ancrent dans des rapports de pouvoir, profondément enracinés dans un système patriarcal qui en constitue le berceau.

En croisant son vécu avec une analyse de ces dynamiques, elle aide à mieux comprendre ce qui se joue dans l’ombre.

Aimée Biebuyck

 Il était…Une Foi : Le Patriarcat comme seul magistrat.

 « Quand le système fait taire la parole des enfants »

 Munie d’un vieux grimoire et d’une corde de huit mètres, véritable fils d’Ariane à travers le temps, Aimée Biebuyck remonte le cours de l’histoire. 

Des froides certitudes du Code Napoléon jusqu’aux lueurs des réformes actuelles, elle dessine un chemin d’écoute pour les enfants victimes de violences sexuelles : ce chemin qui nous mène du silence étouffant des familles vers l’éveil d’une responsabilité collective.

 

Pascale Fransolet

 « Soins » contraints en psychiatrie : et certains disent qu’ils sont thérapeutiques !

 Si c’est contraint, ce n’est pas du soin. Le slogan clamé par les usagers de la psychiatrie lors de la Madpride , est relayé ici par Pascale. À travers son parcours psy, elle entend lever le poing (et le voile !) pour dénoncer la pratique de la contention mécanique dans les hôpitaux psychiatriques et proposer son abolition. 

Des alternatives existent, il faut y recourir. Les problématiques de stigmatisation et de médication seront également évoquées dans cette conférence… poignante . 

Christophe Bletard

Chasseur de libellule ou l’enfant du bitume.

Se droguer n’est pas un choix de vie mais une stratégie de survie.

 « De la baffe à la rue, mon rugby, une école de la vie  fait face aux violences des tordus. De l’enfance reniée à la paternité rejetée, les juges ne m’ont pas épargné. Se droguer n’est pas un choix de vie mais une stratégie de survie qui, malgré les détours, m’a mené là où j’en suis aujourd’hui : être en vie ».

 Cette conférence gesticulée abordera les violences institutionnelles et leurs impacts sur les parcours de vie. Elle explorera aussi l’usage de substances comme une réponse pour tenir face à la souffrance, plutôt qu’un simple choix. Enfin, elle proposera un regard différent sur ces trajectoires, en mettant en lumière les façons de tenir face à la violence du réel.

Jeannine Hordies

 Hier j’étais, aujourd’hui je suis

 Vivre dans le silence, encaisser les coups, encore et encore. Pourquoi reste-t-on dans ce quotidien ? Jusqu’au jour du déclic, celui où Jeannine comprend que tout doit s’arrêter.

Septuagénaire, elle revient sur les années de violences extrêmes vécues au sein de son couple et s’interroge, avec le recul : pourquoi reste-t-on ? À travers son témoignage, elle met en lumière les mécanismes qui enferment et empêchent de partir. Un récit fort, bouleversant, qui bouscule les idées reçues et donne à voir l’intérieur de ces réalités souvent invisibles.

 

Jean-Louis Lenglais

 « Je suis vieux, et alors ? » 

« Je ne suis pas le passé, je suis le présent et je fais partie de l’avenir. »

 Est une conférence gesticulée qui bouscule nos préjugés pour transformer  le regard porté sur la vieillesse. Entre récit intime et critique de la société, Jean-  Louis Lenglais dénonce l’âgisme — cette discrimination trop souvent tolérée — et le diktat de l’apparence qui cherche à nous « recycler » ou à nous rendre invisibles. 

Loin du déclin, Jean-Louis revendique la vieillesse comme une aventure vibrante, audacieuse, vécue debout et non comme une fatalité. Venez découvrir pourquoi vieillir est aujourd’hui  un acte de résistance joyeux et une conquête de liberté.

Mohamed Moussaoui

 Ce n’est pas la taille qui compte

 Des détails qui dessinent des destins

 Cette conférence gesticulée aborde les micro-agressions vécues par une personne racisée, à travers trois moments de vie : l’enfance, le mariage et le travail. Elle montre comment des remarques, des attentes ou des comportements apparemment anodins renvoient sans cesse à une identité assignée, construite par les autres. À partir de situations concrètes, elle met en lumière des mécanismes comme la charge raciale, les normes sociales ou la neutralité asymétrique. En croisant récit personnel et outils sociologiques, elle permet de comprendre comment ces expériences s’inscrivent dans un système plus large. Et elle pose une question essentielle : qui a le pouvoir de définir qui nous sommes ?

Concetta Amella

 Où est ma place ? Entre deux mondes ? Rester ou partir ? 

 Concetta Amella, fille d’immigrés siciliens, remonte le fil de son histoire entre l’Italie et la Belgique. Entre humour, chants et analyse sociale, elle dévoile les mécanismes invisibles qui façonnent nos vies. Le chemin qu’on prend avec nos valises omniprésentes, parfois très lourdes, que l’on traîne sans cesse. Un récit puissant sur la transmission, le patriarcat et la lutte pour exister pleinement.

Francine Bohy

 De la petite enfance à l’âge adulte 

Les cases imposées par la société…c’est trop nul!

 C’est lors de son passage de l’Afrique à l’Europe, vers l’âge de 10-11 ans, que Francine comprend très tôt qu’il lui faudra de la force pour rester elle-même, sans se laisser enfermer dans les rôles que la société attend d’elle : petite fille, adolescente, femme, mère, travailleuse, puis personne âgée.

Elle perçoit rapidement le poids des normes sociales qui dictent les comportements, les choix et même les rêves. Ces rôles, souvent intériorisés mais puissants, assignent des places et limitent les possibles, en particulier pour les femmes. Elle en questionne les contours et refuse qu’ils définissent son identité.

Dans cette conférence gesticulée, elle raconte ce chemin de résistance et d’émancipation. 

Christiane Schoonyans

 Vous pouvez répéter ? Chronique d’un quotidien malentendant

 Ne pas entendre l’explication d’un ami, une annonce au haut-parleur dans une gare, un enfant qui vous demande quelque chose… et surtout, les soupirs qui en découlent : voilà le quotidien de Christiane. 

Christiane, personne malentendante, vous emmène au cœur des réalités vécues au jour le jour. À travers sa conférence gesticulée, elle propose également un éclairage sur l’histoire et la culture des personnes sourdes, tout en mettant en lumière le manque de moyens et de reconnaissance dont elles font encore l’objet. Son témoignage s’inscrit dans un récit profondément politique, porté par celles et ceux qui sont les premiers concernés.

Cristina Epure

 Rien n’est grave (sauf les accents).

 Entre démarches administrativo-acrobatiques pour traduire et légaliser chaque chapitre de vie sur du format A4 et étiquettes collées à la peau, Cristina explore comment on regarde le monde et comment on est regardé, à travers des identités multiples parfois subies plutôt que choisies, en écho à son parcours entre la Roumanie, la France et la Belgique.

Une traversée des discriminations ordinaires, où la bureaucratie tient lieu de science-fiction et où l’humour nous souffle que rien n’est grave (sauf les accents).

Eleanor Miller

 Hors du ring – comment on fabrique une fille bien

 Dans le catch, le public veut voir le bien triompher contre le mal, et le mal, en ce qui concerne les femmes, c’est toutes celles qui s’égarent de la famille et du travail gratuit qui fait tourner l’économie capitaliste. Eleanor, mauvaise femme, mère ado, précaire, seule, mère d’une mauvaise fille, évoque une vie rythmée de violences, contre elle et sa fille, et de (non)réactions sociales; un récit malheureusement banal de comment on communique aux femmes, encore et encore, que quelles que soient les violences vécues dans le couple, la vie en dehors est encore plus dangereuse.

Sabine Muller

 Merci de participer (c’est obligatoire) 

 Et si le libre choix n’était qu’une illusion bien organisée ?

De publics “captifs” en travailleurs sociaux contraints, cette conférence gesticulée remonte le fil d’un système qui impose, contrôle et culpabilise. 

Entre vécu de terrain, émotions brutes et détours par la philosophie, elle questionne ce que “choisir” veut vraiment dire.

Quand la contrainte devient la norme, que reste-t-il de notre liberté ?

Une plongée grinçante dans une société où l’obligation se déguise en choix.

Serge Struman

 Que faisons-nous de notre vécu ?

 De mes blessures à ma lumière : un parcours de résilience et de pair-aidance.

 Serge partage une partie de son parcours de vie, marqué par des moqueries, des humiliations durant l’enfance, ainsi que par des épreuves et des moments de perte à l’âge adulte.

À travers son histoire, il aborde la résilience : cette capacité à se relever et à continuer d’avancer malgré les difficultés. Un moment clé de son parcours a été la démarche de pardon, qui lui a permis de se libérer intérieurement et de retrouver une forme de paix.

Aujourd’hui, il s’appuie sur son vécu en tant que pair-aidant, notamment dans des contextes de solitude et de précarité, dans une posture d’écoute, de respect et d’accompagnement.

Sa conférence gesticulée  est une invitation à réfléchir ensemble :

Que faisons-nous de ce que nous avons traversé ?

Infos et inscriptions

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Le parlement des invisibles